Espèces menacées : Flore

Fiches informatives
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Aster d'Anticosti
Symphyotrichum anticostense
Anticosti aster
Flore
Menacée

Tige: Raide, dressée et ramifiée, pouvant atteindre 50 à 60 cm de hauteur.

Feuille: Elles sont coriaces, linéaires et parfois très faiblement dentées. Elles ont de 10 à 15 cm de longueur.

Fleur: Un groupe de 11 à 20 fleurs solitaires se développent sur les ramifications. Les fleurs ont un rayon d’environ 20 mm de longueur. Elles sont de couleur bleu, rose ou blanche.

Fruit: Son fruit est sec et légèrement poilu.

Cette plante est intolérante à l’ombre et se développe uniquement sur les sols calcaires. Sa floraison s’effectue de la mi-juillet jusqu’aux gelées. Ses fruits se dispersent par le vent de la mi-août jusqu’à la fin de l’automne. Elle se multiplie à partir du rhizome.

La plante pousse le long des rivières dont le volume et le débit sont importants en saison printanière. Elle colonise les hauts rivages calcaires qui sont maintenus par l’action des glaces et des hautes eaux du printemps.

Ses feuilles linéaires, coriaces, rigides, sans support et peu rétrécies à la base, permettent de la distinguer des autres espèces. Il faut toutefois avoir l’œil, car ce sont de petits détails que l’on ne peut observer qu’en regardant la plante de très près.

Aster de la Nouvelle-Belgique ( Aster novi-belgii): Ses feuilles ne sont pas coriaces comme celles de l’aster d’Anticosti. Mais parfois elle s’hybride avec l’aster d’Anticosti faisant en sorte qu’elles deviennent difficiles à dissocier l’une de l’autre.

Aster boréale: Ses feuilles sont non coriaces.

C’est une espèce endémique (établie dans une zone adjacente). On la retrouve en quelques endroits au Québec, essentiellement dans le golfe Saint-Laurent. Dans notre région, cette plante n’a été localisée qu’en un seul endroit, soit au lac Saint-Jean.

Les crues printanières et les étiages d’été sont les processus de la nature qu’il ne faut pas modifier pour que cette espèce survive dans le milieu où elle se trouve. Donc, la construction de barrages, qui est souvent associée à une inondation partielle ou complète de certains territoires, devrait être éviter dans les lieux où cette plante est établie.

De plus, il y a d’autres menaces qui la mettent en péril, telles que le passage des véhicules tout-terrain et le piétinement. Ces actions altèrent et modifient les conditions de son habitat, menant ainsi à une diminution de sa population.

Cette espèce étant désignée menacée au Québec et au Canada, elle se retrouve donc protégée par diverses lois.

Au Canada, elle est donc protégée en vertu de la Loi des espèces en péril du Canada (LEP), et par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). De plus, la situation de cette espèce est réévaluée par le Comité sur le statut des espèces en péril au Canada (COSEPAC) quand celui-ci juge qu’il est nécessaire de réviser son statut.

Au Québec, elle est aussi protégée par la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables du Québec et le Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ) est chargé d’effectuer le suivi de cette espèce.

· Centre du patrimoine naturel du Québec (septembre 2000). Plantes menacées au Québec: Aster d’Anticosti. Québec, 2 pages.

 

· Coursol, Frédéric (1999, 30 octobre). Cosewic update status report for Anticosti Aster Symphyotrichum anticostense. Version française, Québec, 16 pages.

 

· Frère Marie-victorin (2002). Flore Laurentienne, 3ième édition. Québec: Gaëtan Morin éditeur, 1093 pages.

 

· Centre du patrimoine naturel du Québec (novembre 2002). Liste des plantes menacées, vulnérables, susceptibles de l’être ou candidates pour la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Québec, 10 pages.

 

Internet

· Développement durable, Environnement et Lutte au changements climatiques Québec (février 2001). Espèces floristiques menacées ou vulnérables au Québec : Aster d'Anticosti. Page consultée le 12 octobre 2016.

· Régistre publique des espèces en péril (2016). Faune : Aster d'Anticosti. Page consultée le 12 octobre 2016.

Cette espèce étant désignée menacée au Québec et au Canada, elle se retrouve donc protégée par diverses lois.