La navigation sur la rivière Saguenay

Historique

  

 

 

 

 

 

 

5 octobre 2017

Dépôt par l'Administration Portuaire du Saguenay (APS) du rapport sur l'évaluation des effets de l'accroissement du trafic maritime sur l'ambiance sonore subaquatique dans le Saguenay et ses annexes

15 nov. 2016

Publication de la première demande d’information sur l’étude d’impact environnemental par l’Agence canadienne d’évaluation environnementale (ACÉE)

5 oct. 2016

Séance publique d'information avec modérateur organisée par l'ACÉE

Octobre 2016

Un des plus imposants et prestigieux navires au monde, le RMS Queen Mary II, a accosté pour la première fois au Quai de Bagotville

29 août 2016

Dépôt de l'étude d'impact environnementale par l’APS à l’ACÉE

14 avril 2015

Dépôt de la description de projet de terminal maritime en rive-nord à l’ACÉE

2014

Le béluga du Saint-Laurent est classé espèces en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC)

2011

Création de l’alliance éco-baleine

2009

Le Quai de Bagotville, destiné exlusivement à l'accueil des croisiéristes a été inauguré avec la venue du MS Eurodam

2006

Premiers navires de croisières internationales à jeter l'ancre dans la Baie des Ha!Ha!

2002

Entrée en vigueur du règlement sur les activités en mer dans le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent

 

1998

Création parc marin du Saguenay-Saint-Laurent

La rivière Saguenay est une voie maritime navigable à l’origine du développement de la région. Sa circulation a déjà été beaucoup plus importante, notamment avec l’exportation du bois. Son utilisation par de grands navires a périclité, mais reprend tranquillement de la vigueur. En effet, l’augmentation du nombre de bateaux de croisière et les nouveaux projets de développement industriel risquent d’exercer de nouvelles pressions sur la rivière Saguenay. Plusieurs nouveaux projets risquent d’entrainer une augmentation du transport maritime dans la rivière et l’effet cumulatif de ce transport pourrait avoir un impact négatif sur son écosystème, notamment sur le béluga.

Au lieu d’étudier les impacts projet par projet, il serait primordial de réaliser une étude portant sur l’effet cumulatif du transport maritime sur la rivière Saguenay. Il serait essentiel pour les acteurs locaux et régionaux de s’assoir ensemble pour déterminer comment les activités anthropiques peuvent cohabiter tout en favorisant l’atténuation des impacts sur l’environnement. Rappelons que la rivière Saguenay fait partie du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent et que des démarches sont entamées pour reconnaitre le fjord comme un site du patrimoine mondial reconnu par l’UNESCO.

 

Positions CREDD

Le CREDD a déposé un mémoire en date d’octobre 2016, nommé « Mémoire Sur L’étude D’impact Environnemental Du Projet Terminal Maritime En Rive Nord Du Saguenay». Le CREDD a notamment fait des recommandations pour que le projet du terminal de Sainte-Rose-du-Nord soit plus acceptable au niveau de la protection de l'environnement dans une optique de développement durable.

Les recommandations :

  • Biodiversité
    • Le CREDD recommande que les mesures visant à contrôler la vitesse des transporteurs soient identifiées et détaillées
    • Le CREDD considère qu’en fonction du niveau d’incertitude actuel et du manque d’information sur les effets du bruit sur le béluga et le phoque commun, et qu’en raison du statut particulier de protection du béluga, l’effet résiduel devrait être considéré comme étant moyen et important
    • Le CREDD recommande également que le promoteur s’engage à mettre en œuvre le plan d’action sur la menace que représente le bruit d’origine anthropique pour les bélugas dans l’estuaire du Saint-Laurent et le plan d’action de la table de concertation sur le phoque commun
    • Le CREDD recommande une analyse des impacts sur les mammifères marins basée sur les seuils de dérangement de 120 décibels re 1 µPa rms (niveau de pression acoustique) pour les sources continues et de 160 dB re 1 µPa rms pour les sources de nature impulsive à l’intérieur de la zone locale
    • Le CREDD recommande que le promoteur procède à une simulation des pressions sonores résultant des activités de chargement des navires
    • Le CREDD recommande que le promoteur procède à une simulation des pressions sonores résultant des activités de dynamitage en milieu terrestre
    • Le CREDD recommande que le promoteur justifie la distance de 600 m sur la base des données issues des simulations et de la littérature scientifique
    • Le CREDD recommande que l’efficacité d’un observateur soit démontrée dans l’étude d’impact et qu’au besoin elle soit complétée par de nouvelles méthodes de surveillance
    • Le CREDD recommande de prévoir des mesures d’atténuation sonore lors des opérations de fonçage des pieux et du forage des emboîtures de ces pieux et d’évaluer si l’installation d’un mur de bulles tel que figurant à la mesure d’atténuation ASM2 pour les poissons est adéquate
    • Le CREDD recommande de faire le suivi des bruits émis lors de la phase de construction pour réévaluer si les mesures d’atténuation n’induisent pas un dépassement des seuils pour les mammifères marins
    • Le CREDD recommande que le promoteur procède à l’ajout de mesures d’atténuation visant la protection des poissons et leur habitat des matières en suspensions et qu’il évalue si l’instauration d’un périmètre de sécurité à l’aide de filets constitue une mesure adéquate
    • Le CREDD recommande que le promoteur justifie davantage la localisation des stations d’écoute
  • Communication
    • Le CREDD suggère de mettre sur pied un comité de suivi représentatif du milieu et envisager que celui-ci soit coordonné par un organisme neutre
  • Démantèlement
    • Le CREDD recommande que le promoteur planifie un plan complet de fermeture du terminal maritime, incluant le quai et les équipements servant au chargement des navires et du quai
  • Qualité du paysage
    • Le CREDD recommande que le promoteur analyse les effets cumulatifs du terminal maritime sur l’environnement visuel et les paysages
  • Effets cumulatifs
    • Le CREDD recommande que le promoteur reconsidère l’effet cumulatif du projet sur les cinq composantes considérées pour l’analyse (qualité de l’eau, habitat du poisson, faune aquatique, utilisation du territoire, qualité de vie)
  • Qualité de l'eau
    • Ajouter la mesure d’atténuation visant la conservation minimale de 30 mètres de bandes riveraines en bordure des cours d’eau à l’annexe H et au tableau synthèse des effets environnementaux sur le milieu biologique
    • Ajouter des mesures d’atténuation visant la restauration rapide des bandes riveraines pour les superficies qui n’auraient pas pu être conservées à la composante « Qualité de l’eau terrestre »
    • Le CREDD recommande que le promoteur présente/illustre les données sur l’élévation et le type de dépôts
    • Le CREDD suggère la mise en place d’un plan d’échantillonnage de l’eau en milieu terrestre de même qu’en milieu marin pendant les phases de construction, d’exploitation et d’entretien pour les cours d’eau présent à l’intérieur des limites définies
    • Le CREDD recommande que le promoteur étende la zone d’étude pour évaluer les effets du projet sur la qualité de l’eau en milieu marin
    • Le CREDD juge que le promoteur pourrait spécifier les mesures qui seront appliquées pour contenir les sédiments ou les détourner, la manière dont les travaux seront effectués pour minimiser la contamination du cours d’eau et préciser les autres méthodes envisagées pour le contrôle de la qualité des eaux de ruissellement