Les berges du lac Saint-Jean

Historique

2017

Audiences publiques du BAPE pour la troisième reconduction du programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean

2006

Deuxième reconduction du programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean

1995

Première reconduction du programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean

1986

Mise en place du programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean

1926

Mise en service de la centrale hydroélectrique de l’Isle-Maligne (Alma)

Depuis le début du 20e siècle, le gouvernement du Québec a consenti à des industriels les droits d’exploitation des forces hydrauliques du lac Saint-Jean et de certains de ses tributaires. En 1986, suite à des audiences publiques, le gouvernement du Québec autorise le Programme de stabilisation des berges du lac Saint-Jean pour une durée de dix ans qui vient encadrer les interventions relatives à la stabilisation des berges du lac. Ce programme a fait l’objet de reconduction en 1996 et en 2006. Aujourd’hui, un large consensus existe sur la nécessité et la pertinence de faire un examen approfondi du mode de gestion du lac Saint-Jean et du programme de stabilisation des berges.

Le CREDD Saguenay-Lac-Saint-Jean s’implique dans le comité des parties prenantes. Un comité consensuel qui prône une nouvelle gestion de l’ensemble du bassin du lac Saint-Jean selon les principes de développement durable, en visant l’équilibre de ses écosystèmes, la minimisation de l’artificialisation de ses berges et la mise en valeur de tous ses potentiels de façon équitable.

Pour en savoir plus: http://unlacpourtous.com/

 

Positions CREDD

Le CREDD a déposé un mémoire en date de juin 2017, nommé «Mémoire pour le programme de stabilisation des berges du Lac-Saint-Jean 2017-2026 ». Le CREDD a notamment présenté ses points de vue spécifiques relativement à la gestion du lac Saint-Jean et\ou aux éléments du programme de stabilisation des berges du Lac-Saint-Jean qui concernent ses membres.

Les recommandations :

  • Mettre en place une stratégie de conversion des « perrés conventionnels » dans le but de redonner un caractère naturel aux rives du lac Saint-Jean.
  • Dans une optique de gestion intégrée des ressources, mettre en place un mécanisme de restauration et de maintien de la bande riveraine au lac Saint-Jean.
  • Investir dans la recherche fondamentale et appliquée afin d’alimenter le comité scientifique.
  • Évaluer les impacts associés à la gestion en période de crue printanière à des fins environnementales proposées au scénario de gestion « M ».
  • Opter pour une gestion intégrée, adaptative et évolutive du lac Saint-Jean par le Conseil de gestion durable du lac Saint-Jean qui permettrait un changement de mode de gestion avant la fin du décret.
  • Prendre des mesures supplémentaires afin de réduire les émissions de GES par le transport du sable et des autres matériaux nécessaires aux travaux de stabilisation des berges.
  • Prendre des mesures supplémentaires afin d’éviter la propagation d’espèces exotiques envahissantes.
  • S’assurer de donner les ressources financières et techniques suffisantes, les pouvoirs et la latitude nécessaires à la nouvelle structure de gouvernance.
  • Inclure le territoire du parc national de la Pointe-Taillon dans le programme de stabilisation des berges avec des modalités d’interventions particulières.
  • Inscrire au décret l’obligation pour Rio Tinto de partager ses connaissances, son expertise ainsi que d’offrir sa collaboration technique et financière au parc national de la Pointe-Taillon pour la stabilisation des berges du lac Saint-Jean.