L'aménagement de la forêt boréale

La forêt boréale

Boréal :
adjectif
Qui est au nord du globe terrestre (s'oppose à austral).
Exemple : Hémisphère boréal, aurore boréale
Synonymes : arctiquehyperboréen
Origine : Le terme tire son nom de Borée (Boréas), dieu grec des vents du Nord.
 
 
Écologie

Les arbres les plus répandus dans la forêt boréale sont les conifères, adaptés au froid (mélèzes, épinettes, pins et sapins.) Leur forme conique fait glisser la neige; leurs aiguilles couvertes d'un enduit cireux les protègent du gel; leur couleur vert foncé absorbe les faibles rayonnements du soleil et favorise la photosynthèse.

On trouve également des feuillus, notamment les bouleaux, les saules, les peupliers et les sorbiers que l'on retrouve notamment en bordure de cours d'eau.

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean est l’un des plus grands territoires forestiers du Québec, couvrant quelque 85 688 km2, ce qui représente 17 % de l’ensemble des forêts de la province. La grande majorité de ce grand territoire est de tenure publique. On comprend alors que l’aménagement forestier durable et l’utilisation du bois sont des enjeux de taille dans la région.

La forêt boréale permet de maintenir plusieurs communautés souvent dépendantes de l’aménagement forestier. Elle constitue également un moyen efficace pour lutter contre les changements climatiques, car le CO2 atmosphérique capté par la forêt durant la croissance des arbres peut être séquestré de façon permanente une fois ceux-ci transformés en produit durable.

On y retrouve également des enjeux liés à la protection du caribou forestier, une espèce ayant obtenu le statut d'espèce vulnérable. Cette espèce était autrefois abondante sur l'ensemble du Québec, mais son aire de répartition et ses effectifs ont diminué considérablement au cours des dernières décennies. Le maintien de vieilles forêts et la désignation de nouvelles aires protégées favoriseraient son rétablissement.

Positions CREDD

Pour un aménagement durable des forêts :
  • Aménager les forêts de façon écosystémique (diminuer la différence entre forêt exploitée et intacte) pour ainsi respecter les écosystèmes.
  • Comprendre que les mesures de protection de l’environnement et de la biodiversité ne sont pas en opposition aux objectifs de développement économique, mais plutôt la condition : le bien-être des communautés et le développement économique dépendent de nos ressources
  • Positionner les changements climatiques en tant qu’éléments centraux pour gérer nos forêts puisqu’en ayant un impact sur les écosystèmes, ils réduiront la possibilité forestière et le bien-être de notre société.
 Pour des moyens plus développés à des fins de recherche et protection :
  • Permettre aux organismes concernés de faire leur travail en créant des fonds appropriés
  • Compléter le réseau d’aire protégée et atteindre les objectifs nationaux
  • Augmenter le seuil de 30 % de protection de vieilles forêts dans les règlements pour permettre le maintien de la biodiversité
Pour l’énergie de nos forêts :
  • Concernant la biomasse forestière, le CREDD est généralement favorable à son utilisation et croit que, dans une stratégie globale de réduction de la dépendance au pétrole, cette dernière peut s’avérer non seulement efficace, mais également constituer une opportunité de développement importante pour une région comme la nôtre.