L'aménagement de la forêt boréale

17 décembre 2015

Publication de la stratégie d’aménagement durable des forêts

1 avril 2013

Mise en vigueur la loi sur l’aménagement durable du territoire forestier

Octobre 2010 à Janvier 2011

Consultation publique sur l’aménagement durable des forêts

23 mars 2010

Adoption de la loi sur l’aménagement durable du territoire forestier

2006-2010

Projet d'aménagement écosystémique dans la réserve faunique des Laurentides

22 mai 2001

Modification de la loi sur les forêts

1986

Mise en place des contrats d'approvisionnement et d'aménagement forestier (CAAF)

1986

Adoption de la loi sur les forêts

 

Avant 1986

Système des concessions forestières

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean est l’un des plus grands territoires forestiers du Québec, couvrant quelque 85 688 km2, ce qui représente 17 % de l’ensemble des forêts de la province. La grande majorité de ce grand territoire est de tenure publique. On comprend alors que l’aménagement forestier durable et l’utilisation du bois sont des enjeux de taille dans la région.

La forêt boréale permet de maintenir plusieurs communautés souvent dépendantes de l’aménagement forestier. Elle constitue également un moyen efficace pour lutter contre les changements climatiques, car le CO2 atmosphérique capté par la forêt durant la croissance des arbres peut être séquestré de façon permanente une fois ceux-ci transformés en produit durable.

On y retrouve également des enjeux liés à la protection du caribou forestier, une espèce ayant obtenu le statut d'espèce vulnérable. Cette espèce était autrefois abondante sur l'ensemble du Québec, mais son aire de répartition et ses effectifs ont diminué considérablement au cours des dernières décennies. Le maintien de vieilles forêts et la désignation de nouvelles aires protégées favoriseraient son rétablissement.

Positions CREDD

Le CREDD a déposé un mémoire en date de décembre 2010, présenté dans le cadre des consultations sur la Stratégie d’aménagement durable des forêts et le Règlement sur l’aménagement durable des forêts. Le CREDD a notamment écrit ses positions et fait des recommandations pour que l’aménagement du territoire soit effectué dans une optique de développement durable.

Les positions :

  • Le CREDD milite en faveur d’un régime forestier axé vers un aménagement durable des forêts, plus proche de la nature (écosystémique) ainsi qu’une meilleure harmonisation des usages du territoire forestier. En effet, le respect de la capacité de support des écosystèmes est une condition sine qua non à un développement durable. Ainsi, l’on devrait marquer davantage la volonté du Ministère des Ressources naturelles et de la Faune d’inscrire le nouveau régime dans une approche de durabilité puisque le bien être des communautés et les opportunités de développement économique sont dépendantes de l’intégrité des écosystèmes.
  • Le CREDD déplore que les  mesures  de  protection  de  l’environnement  et  de  la biodiversité  apparaissent  presque  toujours  en  opposition  aux  objectifs  de  développement économique alors qu’elles en sont presque toujours, à terme, la condition.
  • Enfin, étant donné l’importance du défi posé par la problématique des changements climatiques, le CREDD croit que cet élément devrait également occuper une place beaucoup plus importante que celle qui lui  est  réservée  dans  la  SADF.  Considérant  les  impacts  sociaux,  économiques  et environnementaux appréhendés en lien avec cette problématique, et les défis et opportunités qu’elle soulève, elle devrait même constituer un élément clé de la stratégie.

 

Les recommandations :

  • le CREDD recommande au Ministère des Ressources naturelles et de la Faune de créer un fonds de soutien à la participation qui permettra aux organismes impliqués d’assumer pleinement leurs mandats
  • le CREDD recommande au MRNF de travailler de concert avec le MDDEP afin d’assurer la complétion du réseau d’aires protégées
  • Le CREDD considère que le seuil de 30% des proportions historiques de vieilles forêts est nettement insuffisant pour permettre le maintien de la biodiversité
  • LE CREDD recommande que le MRNF puisse réaliser des analyses d’impact et des consultations publiques relativement à la question de l’intensification de l’aménagement
  • Concernant la biomasse forestière, le CREDD est généralement favorable à son utilisation et croit que, dans une stratégie globale de réduction de la dépendance au pétrole, cette dernière peut s’avérer non seulement efficace, mais également constituer une opportunité de développement importante pour une région comme la nôtre.
  • En raison de l’importance des enjeux soulevés par les changements climatiques, ces derniers devraient occuper une place centrale dans la stratégie